La précarité étudiante atteint un niveau préoccupant en France.
Selon une enquête menée par la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) auprès de plusieurs milliers d’étudiants, 22,3 % d’entre eux disposent de moins de 100 euros par mois pour vivre une fois leur loyer payé.
Plus largement, plus d’un étudiant sur deux vit avec moins de 200 euros mensuels, ce qui laisse une marge de manœuvre extrêmement limitée pour les dépenses essentielles.
Le logement, premier facteur de précarité
L’étude met en évidence le poids du logement dans le budget étudiant.
Le loyer atteint en moyenne 491 euros par mois, et jusqu’à 712 euros à Paris, représentant près de la moitié des dépenses.
Une fois cette charge réglée, le reste à vivre devient insuffisant pour couvrir l’alimentation, les transports ou les soins.
Face à ces contraintes, de nombreux étudiants déclarent devoir faire des arbitrages importants.
Certains réduisent leurs dépenses alimentaires ou renoncent à des soins, tandis qu’un étudiant sur deux exerce une activité salariée en parallèle de ses études, souvent par nécessité.
Cette situation peut affecter directement leur réussite académique, la précarité étant identifiée comme un facteur majeur d’échec.
Une précarité structurelle qui s’installe
Ces résultats s’inscrivent dans un contexte plus large de dégradation des conditions de vie étudiantes.
D’autres enquêtes montrent qu’une part importante d’étudiants vit sous le seuil de pauvreté ou dépend d’aides alimentaires pour subvenir à ses besoins.
Les organisations étudiantes appellent à des mesures structurelles, notamment sur le logement et les aides financières, pour enrayer cette dynamique.


