Jusqu’à 42 °C relevés dans certains secteurs
Face aux fortes chaleurs qui touchent l’Hérault, la CGT du CHU de Montpellier alerte sur les conditions de travail des personnels hospitaliers. Selon le syndicat, la température aurait atteint 42 °C dans la nouvelle blanchisserie et dépassé 30 °C dans les cuisines de l’établissement. Plusieurs services de soins seraient également concernés, notamment la maternité, la pédiatrie, la cardiologie, la pneumologie et certains secrétariats.
Les agents continuent pourtant d’assurer leurs missions et la prise en charge des patients dans des locaux parfois insuffisamment rafraîchis. À cette chaleur s’ajoutent des urgences sous tension, une activité soutenue et un manque d’effectifs dénoncé depuis plusieurs mois par les représentants du personnel.
Une prime exceptionnelle demandée au Gouvernement
La CGT réclame la création immédiate d’une prime exceptionnelle “canicule” pour l’ensemble des agents hospitaliers exposés à ces conditions. Le syndicat estime qu’elle permettrait de reconnaître l’effort fourni par les personnels pendant cet épisode climatique et rappelle que les équipes hospitalières se trouvent en première ligne face aux conséquences sanitaires des fortes chaleurs.
D’après les informations d’Hérault Tribune, cette demande intervient alors que les agents enchaînent depuis plusieurs semaines des journées difficiles dans plusieurs secteurs du CHU de Montpellier. Le syndicat juge la situation préoccupante à la fois pour leur santé et pour la qualité des soins apportés aux patients.
CHU de Montpellier : la CGT réclame une prime canicule – (illustration)
Eau fraîche, pauses et effectifs renforcés
La prime n’est pas la seule revendication. La CGT demande aussi le renforcement des effectifs dans les urgences et les services en tension, davantage de télétravail lorsque les missions le permettent, ainsi que la mise à disposition systématique d’eau fraîche, de ventilateurs, de climatiseurs mobiles et de zones de repos rafraîchies.
Le syndicat souhaite également des pauses supplémentaires pour les personnels les plus exposés et un suivi quotidien de la situation par la direction. À l’échelle nationale, Force ouvrière réclame de son côté une prime canicule et de déplacement pour tous les agents de la fonction publique hospitalière, sans distinction de statut ou de catégorie.


