Une décision prise après la grave blessure d’un lycéen à Lens
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé mercredi 7 octobre la suspension de l’utilisation des grenades assourdissantes par les forces de l’ordre dans le cadre du mouvement lycéen.
Cette décision intervient deux jours après le drame survenu à Lens (Pas-de-Calais). Lundi 5 octobre, un lycéen de 15 ans avait été grièvement blessé par l’explosion d’une grenade lors d’une mobilisation près du lycée Auguste-Béhal. L’adolescent a dû être amputé de la main gauche.
Une enquête confiée à l’IGPN doit encore déterminer les circonstances précises de l’explosion, notamment la manière dont l’engin s’est retrouvé au niveau de la main de l’adolescent.
Lycéens : Nuñez suspend l’usage des grenades assourdissantes – Captures Instagram Laurent Nuñez
Une suspension limitée au mouvement des lycéens
Invité de RTL mercredi matin, Laurent Nuñez a expliqué avoir demandé dès mardi que ce type de grenade ne soit plus utilisé contre les mobilisations lycéennes, le temps que les circonstances de l’affaire de Lens soient éclaircies.
« Je suspends leur usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n’a pas été faite sur ce qui s’est passé dans cette affaire », a déclaré le ministre. La mesure est donc temporaire et ne constitue pas une interdiction générale de ces grenades.
Selon Laurent Nuñez, 18 enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’IGPN concernant les interventions des forces de l’ordre depuis le début du mouvement lycéen, sans qu’elles portent toutes sur l’utilisation d’armes intermédiaires.


