Iran : quelle différence entre un chah, un ayatollah et un mollah

09/03/26 | Actu

Trois figures clés de l’histoire et du pouvoir iranien

Dans l’histoire politique et religieuse de l’Iran, trois termes reviennent souvent : chah, ayatollah et mollah. Ces titres renvoient pourtant à des rôles très différents dans la société iranienne, entre pouvoir monarchique et autorité religieuse.

Avant la révolution islamique de 1979, l’Iran était dirigé par un chah, c’est-à-dire un monarque. Après la chute de la monarchie, le pays est devenu une république islamique, où le pouvoir politique est largement influencé par les autorités religieuses chiites.

Le chah, un souverain à la tête de l’Iran

Le mot chah signifie littéralement « roi » en persan. Pendant plusieurs siècles, il désignait le souverain de la Perse, l’ancien nom de l’Iran.

Le dernier chah, Mohammad Reza Pahlavi, a dirigé le pays jusqu’à la révolution islamique de 1979. Ce régime monarchique modernisait le pays mais était aussi critiqué pour son autoritarisme et les inégalités sociales qu’il produisait. La contestation populaire et religieuse a finalement entraîné la chute du chah et l’exil de la famille royale.

Les mollahs, les religieux du quotidien

Des érudits de l’islam chiite

Le mollah est un religieux musulman chiite formé dans des séminaires spécialisés appelés hawzas. Leur formation peut durer plusieurs années.

Les mollahs exercent différents rôles : enseignants, juges religieux, responsables de mosquées ou conseillers spirituels. Ils interprètent les textes religieux et veillent à l’application de la loi islamique, appelée charia.

En Iran, ils sont très nombreux et occupent une place importante dans la société.

chien abandonné adopté sauveur

Les ayatollahs, l’élite religieuse

Une autorité supérieure dans l’islam chiite

Le titre d’ayatollah, qui signifie « signe de Dieu », est accordé à certains mollahs ayant atteint un niveau très élevé d’érudition religieuse.

Ces religieux sont capables d’interpréter de manière indépendante les textes sacrés et d’émettre des avis juridiques appelés fatwas. Ils peuvent également former d’autres religieux et influencer fortement la vie politique et sociale du pays. 

Certains ayatollahs, appelés grands ayatollahs, possèdent une autorité encore plus importante. En Iran, le guide suprême actuellement Ali Khamenei est lui-même un ayatollah et détient un pouvoir politique majeur.

Une influence politique majeure depuis 1979

Depuis la révolution islamique menée par l’ayatollah Ruhollah Khomeini, le système politique iranien repose sur l’idée que les religieux doivent superviser le pouvoir politique. Cette doctrine place les autorités religieuses au cœur du fonctionnement de l’État. 

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