Une idée simple pour éviter de jeter
À Troyes, dans l’Aube, Maxime Simon, gérant de plusieurs boulangeries-pâtisseries dans l’agglomération troyenne, a trouvé une façon originale de lutter contre le gaspillage alimentaire. Comme l’explique Le Parisien, il publie sur les réseaux sociaux de courtes vidéos dans lesquelles il glisse un mot de passe. Les premiers clients qui viennent le donner en boutique repartent avec une boîte-surprise d’invendus, gratuite. L’idée lui est venue un jour où les Restos du Cœur, qui récupèrent habituellement une partie de ses invendus, n’avaient pas pu passer.
Des vidéos qui rencontrent un vrai succès
Le principe est simple : premier arrivé, premier servi. Dans sa boutique de Saint-Julien-les-Villas, les clients qui donnent le bon mot de passe repartent avec du salé, du sucré ou parfois les deux. Depuis la fin mars, Maxime Simon a déjà publié une dizaine de vidéos de ce type, en fonction des stocks restants. Il insiste aussi sur un point : contrairement à certaines applications anti-gaspi payantes, son initiative reste entièrement gratuite.
“Léo en PLS”, “Reu-beu-lotte”, “RRRrrrr !!!!”
Ce qui amuse aussi beaucoup sa communauté, ce sont les mots de passe choisis. Selon Le Parisien, le boulanger s’amuse à lancer des formules décalées comme “Léo en PLS”, “Reu-beu-lotte” ou encore “RRRrrrr !!!!”. Le succès est parfois fulgurant : un jour, une vingtaine de boîtes avaient été préparées, et 45 minutes après la publication de la vidéo, il n’y avait déjà plus rien.
Une initiative solidaire qui veut profiter au plus grand nombre
Maxime Simon explique vouloir faire profiter en priorité des familles qui n’auraient pas forcément les moyens de s’offrir certains produits. Il veille donc à répartir les marchandises de façon équitable, même s’il a dû mettre quelques garde-fous après avoir constaté que certaines personnes revenaient plusieurs fois. Au-delà du pain et des pâtisseries, Le Parisien précise aussi qu’il mène d’autres actions anti-gaspi, notamment avec une association qui récupère ses canettes usagées pour financer la construction de puits au Niger.


