Ancien sportif, Cyril a vu la maladie bouleverser sa vie
À seulement 47 ans, Cyril apprend qu’il est atteint de la maladie de Charcot (SLA), une maladie neurodégénérative dont son père était déjà décédé. Ancien sportif de haut niveau et militaire, il voit son quotidien basculer en quelques mois.
Sa belle-fille, Adeline Rosa-Perotteau, raconte qu’en un an et demi à deux ans, il s’est retrouvé paralysé à près de 70 % de son corps, perdant progressivement son autonomie. Incapable de marcher, de manger seul ou même de rejoindre son lit, il dépendait entièrement de ses proches et des soignants.
Un choix réfléchi face à des souffrances devenues insupportables
D’après le témoignage recueilli par Marie France, Cyril a entrepris les démarches nécessaires en Belgique pour bénéficier d’une euthanasie volontaire. Après plusieurs consultations médicales destinées à s’assurer que cette décision était pleinement réfléchie, une première date est fixée.
Mais l’évolution rapide de la maladie l’amène à avancer son départ à août 2019. Il ne pouvait plus mâcher, bouger les bras et commençait à s’étouffer en raison de difficultés à avaler sa salive. Malgré son état, il restait pleinement conscient.
Maladie de Charcot : le choix de Cyril bouleverse sa famille – (illustration)
« Grâce à l’euthanasie, j’ai pu lui dire je t’aime »
Avant son départ, Cyril demande à sa famille de continuer à vivre normalement. Ensemble, ils profitent de leurs dernières semaines, assistent notamment au feu d’artifice du 14 juillet et partagent des moments qu’Adeline décrit comme inoubliables.
Âgée de 18 ans à l’époque, elle confie que cette période lui a permis de vivre un moment qu’elle n’aurait jamais imaginé. Elle raconte avoir pu dire à son beau-père « je t’aime » pour la première et la dernière fois.
Un témoignage particulièrement émouvant qui intervient alors que l’Assemblée nationale a adopté, le 15 juillet 2026, le projet de loi sur l’aide à mourir, relançant le débat sur la fin de vie en France.


