Deux ONG poursuivent l’État français pour mieux protéger l’eau potable polluée en France

24/04/26 | Actu

Un recours contre l’inaction de l’État sur les captages d’eau

Deux associations, France Nature Environnement (FNE) et l’Association citoyenne et laïque des consommateurs (ACLC), ont saisi le tribunal administratif de Paris pour dénoncer ce qu’elles présentent comme une carence fautive de l’État dans la protection de l’eau potable. Dans son communiqué, FNE explique que le recours vise en particulier la mauvaise protection des captages d’eau potable, ces zones où l’eau est prélevée avant d’être distribuée au robinet.

Les ONG dénoncent une pollution liée en grande partie aux pesticides

Les deux associations estiment que la ressource est de plus en plus fragilisée par les pollutions agricoles, en particulier les pesticides. Elles demandent notamment que l’État prenne, dans un délai d’un an, “toute mesure utile” pour réduire l’usage des pesticides de synthèse autour des aires de captage, mais aussi qu’il améliore l’accès aux données sur l’état réel de la ressource.

Plus de 19 millions de Français concernés en 2024

Le recours s’appuie aussi sur des chiffres officiels. D’après le bilan 2024 du ministère de la Santé, 19,2 millions de personnes ont été alimentées au moins une fois par une eau du robinet en situation de non-conformité vis-à-vis des pesticides et de leurs métabolites. Les données publiques de l’État rappellent également que le contrôle sanitaire de l’eau distribuée est suivi commune par commune.

Une pollution qui fragilise durablement la ressource

Au-delà de l’eau distribuée, les associations alertent aussi sur l’état plus global de la ressource. Plusieurs bilans publics montrent que la dégradation de la qualité de l’eau a déjà conduit, au fil des années, à la fermeture de nombreux captages. Le recours vise donc aussi à faire reconnaître un préjudice écologique, dans un dossier qui dépasse la seule question de la conformité ponctuelle au robinet.

H2 : Un dossier qui remet la protection de l’eau potable au centre du débat

Avec cette procédure, FNE et l’ACLC veulent pousser l’État à agir plus en amont, avant que la pollution n’atteigne les consommateurs ou n’oblige à traiter davantage l’eau. Leur démarche remet au centre une question de fond : celle de la capacité des pouvoirs publics à garantir, partout, un accès durable à une eau potable de qualité. Cette dernière idée est une synthèse éditoriale fondée sur le recours annoncé par les associations et sur les données sanitaires officielles.

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