Une réforme qui entre en vigueur ce 1er juillet
À partir du 1er juillet 2026, les étudiants étrangers originaires de pays hors Union européenne, EEE et Suisse, non boursiers sur critères sociaux, ne pourront plus bénéficier de l’Aide personnalisée au logement (APL). Cette mesure, prévue par la loi de finances 2026, s’inscrit dans la volonté du gouvernement de réduire les dépenses publiques et de recentrer les aides sur les étudiants considérés comme les plus fragiles. Les étudiants de l’Union européenne ainsi que les étudiants boursiers, quelle que soit leur nationalité, restent .
Une décision qui suscite de vives critiques
Cette réforme est dénoncée par plusieurs associations, dont la Fondation pour le logement des défavorisés, qui estime qu’elle risque de fragiliser davantage les étudiants étrangers déjà confrontés à un coût élevé des études et du logement. Depuis plusieurs années, les étudiants extra-européens doivent également s’acquitter de frais d’inscription pouvant atteindre 3 879 € en master dans les universités publiques, selon le principe des droits différenciés.
Logement : les étudiants non européens non boursiers perdent les APL dès le 1er juillet – (illustration)
Un impact redouté sur l’attractivité de la France
De nombreux observateurs craignent que cette mesure décourage une partie des étudiants internationaux, notamment ceux venus d’Afrique et du Maghreb, traditionnellement nombreux dans les universités françaises. Dans un contexte de concurrence internationale et de recul de l’influence du français face à l’anglais, plusieurs acteurs de l’enseignement supérieur s’inquiètent des conséquences sur l’attractivité de la France auprès des étudiants étrangers.


