Un feu d’une ampleur exceptionnelle
Un important incendie ravage la forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, depuis dimanche 12 juillet vers 17 heures. Au lendemain du départ de feu, plus de 800 hectares avaient déjà été parcourus par les flammes, alimentées par la chaleur, la sécheresse et des conditions météorologiques défavorables.
Environ 500 sapeurs-pompiers restent engagés sur le terrain, avec des renforts venus notamment du sud et du sud-est de la France. L’objectif prioritaire est désormais de « fixer » l’incendie, c’est-à-dire d’empêcher toute nouvelle progression du feu.
Une origine volontaire désormais envisagée
L’origine exacte du sinistre n’est pas encore officiellement établie. Toutefois, les premiers éléments recueillis par les enquêteurs laissent envisager un possible acte volontaire, a indiqué le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez lors de son déplacement sur place.
D’après les informations du Parisien, l’enquête devra désormais déterminer précisément où et comment le feu a commencé. Depuis le début de l’été, 32 personnes soupçonnées d’avoir provoqué des départs de feu ont été interpellées dans 22 départements, selon le ministre.
Fontainebleau : plus de 800 hectares ravagés par le feu – Capture d’écran Instagram
Une intervention qui pourrait durer plusieurs semaines
Les opérations s’annoncent particulièrement longues. Des sapeurs-pompiers estiment que l’incendie pourrait nécessiter plusieurs jours, voire plusieurs semaines de travail. Chaque hectare brûlé peut demander entre 12 et 18 heures d’intervention, notamment pour traiter les points chauds et empêcher toute reprise.
Deux Canadair ont été déployés et écopent dans la Seine entre Chartrettes et Bois-le-Roi, une première pour ce type d’appareil en Île-de-France. Une alerte FR-Alert a également été envoyée sur les téléphones présents dans les secteurs concernés. À ce stade, aucune habitation n’a été touchée et aucun blessé n’a été signalé.


