« Il n’y a eu aucun abandon du Porge », assure le SDIS
Le directeur du Service départemental d’incendie et de secours de la Gironde (SDIS 33), Marc Vermeulen, a fermement démenti les accusations selon lesquelles la commune du Porge aurait été abandonnée au profit d’autres secteurs, notamment de la presqu’île du Cap Ferret, lors des violents incendies de juillet.
Selon lui, des moyens ont bien été déplacés vers Lacanau et Lège-Cap-Ferret, mais il s’agissait principalement de renforts médicaux, de camions de carburant et de soutien logistique. « Il n’y a pas eu de détournement des moyens de lutte contre le feu », affirme-t-il, tout en reconnaissant que ces mouvements ont pu susciter de l’incompréhension.
Les pompiers réfutent toute priorité donnée au Cap Ferret
Selon les informations d’ici Gironde, une vive polémique est née au Porge, où 183 des 240 habitations détruites par les flammes se trouvent. Certains habitants estiment que leur commune a été sacrifiée pour protéger la très touristique presqu’île du Cap Ferret. Un collectif a d’ailleurs annoncé son intention de déposer plainte.
Marc Vermeulen rejette catégoriquement cette version. « Personne ne m’a appelé. Je n’ai reçu aucune pression », assure-t-il. Pour le responsable du SDIS, une seule priorité a guidé les décisions prises sur le terrain : sauver des vies.
« Jusqu’à nouvel ordre, toutes les vies ont la même valeur », insiste-t-il, rappelant que 90 % des bâtiments menacés ont finalement pu être préservés et qu’aucune victime n’est à déplorer parmi la population.
Gironde : le chef des pompiers répond aux critiques – (illustration Canva)
« L’engagement des pompiers a été total »
Le directeur du SDIS est également revenu sur les critiques concernant les premières interventions au moment du départ de feu, le 22 juillet à Saumos. Il précise que l’alerte a été donnée à 12 h 02 et que les premiers secours sont arrivés 16 minutes plus tard, avant d’être rapidement appuyés par des moyens aériens.
Face aux accusations, Marc Vermeulen défend l’action de ses équipes. « On nous fait un procès injuste », déclare-t-il, rappelant que les sapeurs-pompiers venaient de perdre deux de leurs collègues quelques jours auparavant.
« Il n’y a eu aucune consigne de ne pas s’engager dans le massif. L’engagement des pompiers a été total. Mais, au vu des conditions, le combat était inégal. Aujourd’hui, la forêt est une poudrière », conclut-il.


