Un métal toxique présent dans l’alimentation
Le cadmium, un métal lourd classé cancérogène, est aujourd’hui au cœur des préoccupations sanitaires.
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), près d’un Français sur deux est exposé à des niveaux jugés préoccupants, principalement via l’alimentation.
Ce métal s’accumule dans l’organisme, notamment dans les reins et les os, et peut entraîner à long terme des troubles rénaux, osseux ou cardiovasculaires.
L’alimentation, principale source d’exposition
L’Anses souligne que jusqu’à 98 % de l’exposition au cadmium chez les non-fumeurs provient de l’alimentation.
Les produits les plus concernés sont :
- les céréales (pain, pâtes, biscuits)
- les pommes de terre
- certains légumes
Cette contamination est liée notamment à la présence de cadmium dans les sols agricoles, en partie issue des engrais utilisés.
Le bio, une solution partielle
Alors, manger bio protège-t-il réellement ?
Certaines études montrent que les aliments issus de l’agriculture biologique peuvent contenir moins de cadmium, avec des niveaux parfois inférieurs d’environ 50 % par rapport aux produits conventionnels.
Mais les experts restent prudents.
Le cadmium étant présent naturellement dans les sols, le bio ne permet pas d’éliminer totalement l’exposition. D’autres facteurs, comme l’origine des terres ou les pratiques agricoles, entrent également en jeu.
Cadmium : manger bio protège-t-il vraiment ? (Photo d’illustration)
Réduire son exposition au quotidien
Face à ce constat, les spécialistes recommandent surtout d’adapter ses habitudes alimentaires.
Parmi les pistes évoquées :
- diversifier son alimentation
- limiter certains produits très consommés comme les céréales transformées
- privilégier des sources alimentaires variées
L’objectif est de réduire l’accumulation progressive de ce métal dans l’organisme, dont l’élimination peut prendre plusieurs décennies.


