Eybens a concentré l’essentiel des cas recensés en 2025
En Isère, la commune d’Eybens a particulièrement marqué les autorités sanitaires l’an dernier. Selon les chiffres relayés par Marie France à partir d’éléments locaux, 37 cas autochtones de chikungunya y ont été signalés en 2025, sur 46 cas recensés dans tout le département. Cela représente près de 80 % des cas enregistrés en Isère.
Une ville dense, propice au moustique tigre
Pour expliquer cette concentration, l’entomologiste Christophe Bellet, cité dans l’article, avance plusieurs facteurs. Eybens a été l’une des premières communes de la région touchées par le moustique tigre, identifié sur place il y a déjà 14 ans. Surtout, le moustique tigre se développe plus facilement dans les petites quantités d’eau stagnante en milieu urbain, bien différentes des grandes zones humides privilégiées par d’autres moustiques. Or, Eybens cumule une forte densité de population et de nombreux petits points d’eau favorables à sa prolifération.
Une vigilance renforcée dès le début du printemps
Le chikungunya est une maladie virale transmise par la piqûre du moustique tigre. Elle est rarement mortelle, mais peut provoquer des douleurs importantes et une fatigue durable qui peut persister plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Toujours selon l’article, la saison du moustique tigre a commencé plus tôt cette année, favorisée par les chaleurs d’avril. L’ARS a donc relancé une veille sanitaire renforcée depuis le 1er mai et jusqu’en novembre.
Une commune sous surveillance pour éviter une nouvelle flambée
Après l’épisode de 2025, la vigilance est donc maximale à Eybens. L’objectif est clair : éviter qu’une nouvelle flambée locale ne vienne à nouveau perturber le quotidien des habitants, dans une commune où le moustique tigre semble avoir trouvé un terrain particulièrement favorable.


