Un foyer détecté à bord du navire d’expédition
Un foyer d’hantavirus Andes a bien été signalé à bord du MV Hondius, un navire d’expédition avec des passagers et membres d’équipage de plusieurs nationalités. Selon l’OMS, huit cas avaient été rapportés au 7 mai, dont trois décès. L’ECDC parlait, au 9 mai, de huit cas d’infection, dont trois décès et un patient en état critique.
Une transmission bien plus limitée que celle du Covid-19
Si ce foyer a rapidement inquiété sur les réseaux sociaux, les autorités sanitaires rappellent que la situation est très différente d’un scénario type Covid. L’OMS explique que la majorité des hantavirus se transmettent surtout via des rongeurs infectés ou leurs excréments, et que la transmission interhumaine reste rare. L’ECDC confirme que le virus en cause ici est la souche Andes, la seule forme d’hantavirus connue pour pouvoir se transmettre d’une personne à l’autre.
Un risque surveillé, mais jugé faible à l’échelle mondiale
Toujours selon l’OMS et l’ECDC, le risque pour la santé publique internationale reste à ce stade considéré comme faible, même si la surveillance a été renforcée autour des passagers, des équipages et des contacts. Les autorités suivent notamment les personnes exposées pendant plusieurs semaines, car la période d’incubation peut être longue.


