Une affaire toujours lourde, sept ans après
Le procès de Christophe Ellul, compagnon d’Elisa Pilarski, s’est ouvert début mars à Soissons, près de sept ans après la disparition tragique de la jeune femme enceinte de six mois, morte des morsures infligées par un chien lors d’une promenade en forêt. L’enquête et la procédure ont suscité de nombreuses questions, amplifiées par des éléments récents tirés de l’analyse du téléphone portable d’Elisa.
Un SMS qui pourrait fragiliser la défense
Contexte des échanges téléphoniques
Selon des informations publiées aujourd’hui, des messages échangés le jour du drame montrent que Christophe Ellul a envoyé un SMS à Elisa alors qu’il se rendait vers la forêt, peu après qu’elle l’a appelé pour signaler un problème. D’après les proches de la victime, ce message, dont certains termes restent troublants, pourrait indiquer que le compagnon avait conscience de l’implication de Curtis, le chien responsable des morsures fatales.
Ces données téléphoniques, longtemps inexploitées, s’ajoutent à d’autres éléments matériels – dont plusieurs photos prises par Elisa quelques minutes avant le drame montrant le chien non muselé – qui viennent interroger la version donnée par la défense au fil des années.
Une procédure sous haute tension
La qualification retenue contre Christophe Ellul est celle d’homicide involontaire par morsure de chien, et il revient au tribunal de déterminer si sa conduite et la gestion du chien ont constitué une mise en danger délibérée de la vie de sa compagne. Cet aspect du dossier est au cœur du débat judiciaire, après que certaines expertises ont conclu que Curtis était l’auteur des blessures mortelles et que les chiens d’une chasse à courre toute proche n’ont pas été impliqués.


