Un plombier s’électrocute au travail, se fait licencier puis obtient 37 000 euros en justice

21/08/26 | Société

Il reçoit un violent choc électrique pendant une intervention

Un accident du travail suivi d’un licenciement, puis d’une bataille devant la justice. Le 27 août 2024, un plombier intervient sur un chantier dans les Vosges lorsqu’il reçoit un violent choc électrique en découpant un tuyau d’évacuation.

À l’intérieur du conduit se trouvaient des câbles électriques dissimulés, conséquence d’une installation qui n’était pas conforme. Le salarié affirme qu’il ne pouvait pas connaître leur présence et qu’il suivait les consignes données pour réaliser son intervention.

Après l’accident, le plombier est placé en arrêt de travail. Mais quelques semaines plus tard, le 1er octobre 2024, son employeur décide de le licencier, lui reprochant notamment de ne pas avoir suffisamment analysé son environnement et d’avoir manqué aux règles de sécurité.

Le salarié conteste cette version. Il affirme également avoir tenté à plusieurs reprises de joindre sa hiérarchie par téléphone immédiatement après son accident.

Son employeur estimait qu’il avait été négligent

Pour justifier le licenciement, l’entreprise considère que le plombier aurait dû mieux évaluer les risques avant de commencer son intervention et estime que son comportement constituait une faute.

De son côté, le salarié décide de saisir le conseil de prud’hommes d’Épinal. Il soutient notamment qu’il ne pouvait pas savoir que des câbles électriques avaient été installés à l’intérieur du tuyau qu’il devait découper.

Il reproche également à son employeur de ne pas avoir pris suffisamment de précautions pour assurer sa sécurité avant l’intervention.

Après avoir examiné les arguments des deux parties, la justice donne finalement raison au plombier sur la question de son licenciement.

chien abandonné adopté sauveur

Licencié après un accident, il obtient 37 000 € – (illustration Canva)

Plus de 37 000 euros d’indemnités accordés au plombier

Dans une décision rendue le 10 juillet 2026, le conseil de prud’hommes d’Épinal estime que le licenciement est « dépourvu de cause réelle et sérieuse ».

Les juges retiennent notamment que le salarié ne pouvait pas savoir que des câbles électriques étaient dissimulés dans le tuyau et qu’il avait bien essayé de contacter sa hiérarchie le jour de l’accident.

Son ancien employeur est ainsi condamné à lui verser 37 121,70 euros d’indemnités, auxquels s’ajoutent 2 000 euros au titre des frais de justice. L’entreprise doit également rembourser les indemnités chômage versées au salarié dans la limite de six mois.

Le plombier n’obtient toutefois pas gain de cause sur l’ensemble de ses demandes. Les prud’hommes rejettent sa demande de dommages et intérêts pour manquement de l’employeur à son obligation de sécurité, considérant que l’entreprise ne pouvait elle-même pas connaître la non-conformité de l’installation électrique.

    Ce message d’erreur n’est visible que pour les administrateurs de WordPress

    Erreur : aucun flux avec l’ID 2 n’a été trouvé.

    Veuillez aller sur la page de réglages d‘Instagram Feed pour connecter votre compte.

    Un média proche du terrain et des réalités

    Devenir annonceur

    Touchez une audience large et engagée à travers nos contenus éditoriaux, vidéos
    et emplacements publicitaires.

    Réseaux sociaux • Site Internet • Articles sponsorisés • Publicité digitale

    +70 M

    de vidéos vues par mois

    +2,3 M

    de Français touchés par jour

    135k

    de followers

    25ans – 65+ ans

    Audience

    52 % femmes – 48 % hommes

    de Français touchés par jour