Fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes ou encore poissons pourraient-ils coûter moins cher dans les supermarchés ? Une proposition de loi déposée au Sénat veut obliger certaines grandes surfaces à proposer en permanence un panier d’au moins 80 références alimentaires recommandées pour la santé, vendues à prix coûtant.
Au moins 80 références dans les grandes surfaces
Fruits et légumes, féculents complets, poissons ou légumes secs devraient notamment être représentés.
Au moins 80 références différentes devraient être proposées sur une année, avec plusieurs produits pour chaque grande catégorie alimentaire.
Le prix demandé ne pourrait pas dépasser le coût de distribution du produit : l’enseigne pourrait couvrir son achat et les dépenses nécessaires à sa commercialisation, mais ne réaliserait pas de bénéfice sur l’ensemble du panier.
80 aliments sains à prix coûtant dans les supermarchés ? – (illustration Canva)
Les producteurs ne devraient pas financer la baisse des prix
Le texte prévoit également des protections pour éviter que la mesure ne se traduise par une pression supplémentaire sur les agriculteurs et les fournisseurs.
L’intégration d’un produit au panier ne pourrait notamment pas justifier une baisse du prix d’achat versé au fournisseur, une remise supplémentaire ou une réduction injustifiée des volumes commandés.
La proposition prévoit aussi de tenir compte de la saisonnalité, de la qualité environnementale des aliments et de la présence de produits issus de l’agriculture biologique.
80 aliments sains à prix coûtant dans les supermarchés ? – (illustration Canva)
Une proposition qui doit encore être examinée
Cette initiative est soutenue par une coalition de 42 associations, parmi lesquelles Familles Rurales, foodwatch, France Assos Santé et le Secours Catholique-Caritas France.
La proposition de loi a été déposée au Sénat le 2 septembre 2026 par la sénatrice Antoinette Guhl et plusieurs de ses collègues. Elle reprend un texte déposé en juillet à l’Assemblée nationale par le député Boris Tavernier.
À ce stade, la mesure n’est donc pas en vigueur : le texte doit encore suivre le processus parlementaire et peut être modifié, adopté ou rejeté au cours de son examen.


