La prise en charge des soins dentaires va diminuer
À partir du 1er janvier 2027, la répartition du remboursement de certains soins dentaires va évoluer en France. Un décret publié au Journal officiel le 22 août prévoit d’augmenter la part qui pourra être laissée à l’assuré ou à sa complémentaire santé.
Aujourd’hui, les consultations et les soins dentaires courants, comme le traitement d’une carie, un détartrage ou certaines extractions, sont généralement remboursés à 60 % par l’Assurance maladie sur la base du tarif conventionnel.
À compter de 2027, le nouveau décret fixe la participation de l’assuré entre 50 et 60 %, ce qui permettra à l’Assurance maladie de ne prendre en charge que 40 à 50 % de certains honoraires et soins dentaires.
Concrètement, la Sécurité sociale pourra donc voir sa participation passer de 60 % actuellement à seulement 40 % dans certains cas.
Soins dentaires : remboursement Sécu à 40 % en 2027 – (illustration Canva)
Les mutuelles appelées à prendre une part plus importante
Cette réforme ne signifie pas nécessairement que tous les patients devront payer directement 60 % de leur consultation chez le dentiste.
Le gouvernement prévoit en effet de renforcer la contribution des complémentaires santé. Une partie de la dépense jusque-là supportée par l’Assurance maladie obligatoire doit ainsi être transférée vers les mutuelles et assurances complémentaires. C’est explicitement l’un des objectifs du décret.
Pour les personnes disposant d’une complémentaire santé adaptée, celle-ci pourra donc absorber tout ou partie de la différence. Les contrats responsables prennent actuellement en charge les soins dentaires courants jusqu’à 100 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale, Assurance maladie comprise.
Cette nouvelle répartition pourrait néanmoins augmenter les dépenses supportées par les complémentaires, avec désormais la question de son éventuelle répercussion future sur le niveau des cotisations.
Soins dentaires : remboursement Sécu à 40 % en 2027 – (illustration Canva)
Le 100 % Santé et plusieurs dispositifs restent protégés
Tous les soins et tous les patients ne seront pas concernés de la même manière.
Le décret maintient notamment la prise en charge à 100 % des soins liés à une affection de longue durée (ALD). Le dispositif 100 % Santé dentaire reste également protégé, notamment pour les prothèses comprises dans le panier réglementé.
Les rendez-vous de prévention « M’T dents tous les ans ! » pour les 3-24 ans continueront eux aussi à bénéficier d’une prise en charge sans reste à charge. Le gouvernement précise par ailleurs que les quelque 8 millions de bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ne subiront pas de reste à charge supplémentaire lié à cette réforme.
Le changement entrera officiellement en vigueur le 1er janvier 2027. Il marque surtout un nouveau partage du financement des soins dentaires, avec une participation potentiellement moins importante de l’Assurance maladie et un rôle accru accordé aux complémentaires santé.


