Une échographie qui fait basculer une vie
Marie Gamard est la maman de Jun, aujourd’hui âgé de deux ans, atteint d’une cardiopathie congénitale, une malformation du cœur qui touche environ un enfant sur 100.
Tout commence lors de l’échographie du sixième mois, un examen de routine. Mais rapidement, le temps s’allonge. « On est resté près de trente minutes sans explication. »
Dans une salle à part, un schéma à l’appui, les médecins annoncent la malformation. Un moment « extrêmement douloureux », non pas physiquement, mais émotionnellement.
L’effondrement et les premières questions
Très vite, les inquiétudes s’accumulent. Les médecins évoquent la possibilité d’autres pathologies associées et proposent une amniocentèse, un examen non sans risque.
Marie découvre alors une réalité brutale : « Il existe 300 cardiopathies différentes, dont certaines très graves. » Celle de son enfant fait partie des formes complexes.
Les mots sont lourds : opérations dès la naissance, interventions à vie, risque de décès. « J’ai eu l’impression de devoir choisir entre la peste et le choléra. »
Photo fournie par Marie Gamard – DR
Trouver la force d’avancer
Face à cette situation, Marie s’effondre. Dans la salle d’examen, dans la voiture, puis chez elle. Elle cherche des réponses, consulte des témoignages, tente de comprendre si une vie est possible pour son enfant.
Mais une phrase va tout changer.
« June, il est là. On est trois. On va se battre à trois. »
Prononcée par son mari, elle devient un repère. Une manière de transformer la peur en combat, et de faire face, ensemble, à l’inconnu.


