Un homme de 62 ans victime d’un arrêt cardiaque foudroyant
Au CHU de Rennes, un homme de 62 ans, prénommé Didier, a été déclaré mort après un arrêt cardiaque survenu alors qu’il était venu pour une dialyse. Selon Le Parisien, qui s’appuie sur des éléments rapportés par Ouest-France, les équipes médicales ont tenté de le réanimer pendant environ 40 minutes, sans succès. Le décès a alors été annoncé à ses proches.
Son cœur est reparti trois heures plus tard
Mais l’histoire a pris un tournant totalement inattendu : environ trois heures plus tard, son pouls est de nouveau redevenu perceptible. Didier a alors été replacé en réanimation dans un état critique, puis plongé dans un coma artificiel. Deux jours plus tard, au moment de l’extubation, il s’est réveillé. Il était ensuite toujours hospitalisé en cardiologie, avec un objectif simple : rentrer chez lui.
Les médecins évoquent un très rare “phénomène de Lazare”
Interrogé par Le Parisien, le professeur Franck Verdonk, chef du département d’anesthésie-réanimation AP-HP Sorbonne Université, explique que ce cas relève très probablement de ce qu’on appelle le “phénomène de Lazare”. Il s’agit d’un phénomène extrêmement rare dans lequel une activité cardiaque réapparaît après l’arrêt d’une réanimation. Le spécialiste précise qu’en quarante ans, seule une centaine de cas ont été décrits dans la littérature scientifique.
Plusieurs hypothèses avancées pour expliquer ce retour à la vie
Toujours selon le spécialiste cité par Le Parisien, plusieurs hypothèses peuvent expliquer cette reprise tardive de l’activité cardiaque. L’une d’elles concerne la pression créée par la ventilation mécanique, qui pourrait freiner temporairement le retour du sang vers le cœur. Une autre piste concerne les médicaments administrés pendant la réanimation, comme l’adrénaline, qui pourraient agir plus tardivement une fois la ventilation arrêtée. Dans le cas de Didier, le médecin estime aussi qu’un excès de potassium dans le sang, possiblement lié à sa situation médicale, pourrait avoir joué un rôle.
Un cas exceptionnel qui reste extrêmement rare
Le professeur Franck Verdonk insiste sur le caractère tout à fait exceptionnel d’un tel cas. Il rappelle que la majorité des phénomènes de Lazare se produisent dans les 90 minutes suivant le constat du décès, et que la moitié des patients concernés décèdent malgré tout. Pour lui, Didier est donc “presque un miraculé”.


