Une vie basculée du jour au lendemain
Amina Garcia ne parle pas d’un simple problème administratif. Depuis quatre ans, une copie de sa carte d’identité circule dans des réseaux criminels.
Ce qui aurait pu sembler anodin au départ s’est transformé en un véritable cauchemar. Depuis juin 2023, elle mène un combat quotidien pour prouver son innocence.
« Je dois justifier matin, midi et soir que je ne suis pas la personne qui commet ces infractions. »
Amendes de la SNCF, de la RATP, transports dans toute la France… À ce jour, elle en est à son 24e dépôt de plainte, sans avancée concrète.
« On attend que le couperet tombe »
Derrière les démarches administratives, c’est une vie entière qui se retrouve fragilisée.
« On ne vit plus, on survit. On s’attend toujours au pire. »
Malgré les preuves fournies attestations de travail, justificatifs Amina reste confrontée à un système qu’elle juge défaillant.
Dans son cas, des femmes voyagent sous son identité. Une autre a même travaillé en alternance en utilisant son nom.
Des conséquences lourdes et invisibles
L’usurpation d’identité ne se limite pas à des amendes.
Amina alerte : « Vous pouvez vous retrouver en garde à vue, avec un casier judiciaire, impliqué dans des affaires qui ne vous concernent pas. »
Les impacts sont multiples : financiers, administratifs, mais aussi psychologiques. Une pression constante, un sentiment d’injustice et d’impuissance.
Le témoignage d’Amina victime d’usurpation Photo fournie par Amina –DR
Un combat pour faire évoluer la loi
Face à cette situation, Amina refuse de rester silencieuse. Elle a lancé une pétition auprès de l’Assemblée nationale, demandant notamment :
la présomption d’innocence pour les victimes
- une centralisation des données
- une responsabilité accrue de l’État
- un accompagnement psychologique et financier
Aujourd’hui, sa pétition dépasse les 13 000 signatures
« L’usurpation d’identité peut toucher n’importe qui. Il ne faut pas attendre qu’il y ait des millions de victimes. »


